DHL prévoit d’investir 160 millions d’euros en France entre 2026 et 2027.
Le groupe veut augmenter ses capacités, moderniser ses sites, électrifier ses équipements et renforcer ses activités d’entreposage et de pilotage des flux.
Pris séparément, chaque projet paraît très opérationnel.
Un entrepôt plus moderne. Une flotte moins carbonée. De nouvelles capacités autour de Paris, Orléans ou Lyon. Une tour de contrôle renforcée à Toulouse.
Mais ensemble, ces investissements racontent autre chose.
DHL ne prépare pas seulement la France à traiter davantage de marchandises. Le groupe renforce sa place dans des réseaux européens où il faut pouvoir stocker, consolider, transporter et réorienter rapidement les flux.
Car un pays ne devient pas un hub uniquement grâce à ses ports, ses routes ou ses usines.
Il le devient lorsque les acteurs considèrent qu’il vaut la peine d’y immobiliser des capacités, des équipements et des technologies.
On présente encore souvent la logistique comme un coût à réduire.
Les grands groupes, eux, commencent surtout à l’aborder comme une infrastructure à sécuriser.
DHL investit 160 millions d’euros en France : la logistique redevient-elle une infrastructure stratégique ?