La master data n’est pas un sujet IT. C’est un sujet supply chain.

La master data n’est pas un sujet IT. C’est un sujet supply chain.

On peut choisir un bon ERP, un bon intégrateur et une architecture propre. Mais si les données de base sont mauvaises, les mêmes problèmes finissent toujours par revenir : les flux bloquent, les stocks dérivent, les équipes contournent le système.

Articles, unités logistiques, paramètres de stock, règles de réapprovisionnement, délais, statuts : ce sont ces données qui transforment la réalité terrain en flux numériques. Si cette traduction est mauvaise, l’ERP fonctionne. Mais il fonctionne à côté de la réalité.

Une mauvaise unité de mesure crée des écarts de stock. Un mauvais paramétrage produit bloque une réception. Une donnée fournisseur incomplète retarde une livraison. Et plus l’ERP est intégré, plus l’erreur se propage vite. Ce qui était un problème local devient un problème global.

Mais le sujet ne s’arrête pas au nettoyage avant migration. Une donnée juste au go-live peut devenir fausse quelques semaines plus tard si le terrain évolue, si un fournisseur change ses délais, si un conditionnement est modifié ou si une règle n’est plus adaptée.

C’est là que beaucoup de projets sous-estiment la master data. Ce n’est pas une donnée administrative figée. C’est une donnée métier qui doit rester connectée au réel. Sinon, les équipes retournent sur Excel. Pas par indiscipline. Mais parce qu’elles cherchent à compenser ce que l’ERP ne capte plus.

Un ERP n’apporte pas de valeur par lui-même. Il exécute la réalité qu’on lui donne. Et si cette réalité est fausse, incomplète ou dépassée, la supply chain finit par le payer sur le terrain.

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