Avant d’arriver à la tête de l’enseigne, il occupait la direction supply chain chez Carrefour. Un poste rarement visible du grand public, mais central dans la grande distribution.
Car dans le retail alimentaire, la performance ne se joue pas uniquement en magasin.
Elle se joue aussi dans les entrepôts, les prévisions, les stocks, les flux fournisseurs, les référentiels articles, les systèmes d’information, les coûts logistiques et la disponibilité produit.
C’est là que son parcours devient intéressant.
Prendre la direction d’une enseigne après avoir piloté la supply chain, ce n’est pas simplement changer de fonction.
C’est passer d’un rôle qui organise les flux à un rôle qui doit transformer ces flux en performance commerciale, opérationnelle et client.
Supermarché Match n’est pas une enseigne neutre dans le paysage Carrefour. C’est une enseigne avec son histoire, ses magasins, ses équipes, ses habitudes, ses clients, ses assortiments et son ancrage local.
La diriger, ce n’est donc pas seulement appliquer un modèle groupe. C’est réussir à faire fonctionner ensemble une enseigne, un réseau de magasins, des fournisseurs, des opérations terrain et une organisation Carrefour plus large.
Et c’est là que le sujet devient supply chain.
Dans la grande distribution, un bon concept magasin ne suffit pas si les produits ne sont pas disponibles.
Une promesse prix ne tient pas longtemps si les coûts logistiques dérapent.
Une transformation d’enseigne ne fonctionne pas si les données articles, les systèmes, les stocks et les équipes terrain ne suivent pas.
Ce que le grand public voit, ce sont des rayons, des prix et des magasins.
Ce que les professionnels supply chain voient, c’est une mécanique d’exécution où chaque décision commerciale finit par passer par les flux.
Mourad Bensadik ne prend donc pas seulement la direction d’une enseigne. Il incarne aussi une évolution intéressante : celle de profils supply chain qui passent progressivement du rôle de support opérationnel à celui de dirigeants business. Dans la grande distribution, cette expérience change forcément le regard.
Quand on a piloté les flux, les stocks, les coûts logistiques et la disponibilité produit, on sait qu’une stratégie ne se juge pas uniquement à sa cohérence sur le papier.
Elle se juge surtout à sa capacité à tenir en magasin, dans les entrepôts, dans les systèmes et auprès des équipes terrain.
Mourad Bensadik a pris la direction générale de Supermarché Match début 2026.