L’OTIF expliqué simplement : livré à l’heure ne veut pas toujours dire livré correctement

L’OTIF expliqué simplement : livré à l’heure ne veut pas toujours dire livré correctement

Sur le papier, l’OTIF paraît simple.

On Time In Full : livré à l’heure, et livré au complet.

Donc si la commande arrive au bon moment, tout va bien.

En réalité, c’est rarement aussi simple.

Une livraison peut arriver à la date promise par le fournisseur… mais pas à la date demandée par le client.
Elle peut arriver à l’heure… mais incomplète.
Elle peut être complète… mais avec une partie refusée à réception.
Elle peut même être considérée “à l’heure” parce que la date a été repoussée entre-temps.

Et c’est là que les discussions commencent.

Le commercial parle de la date attendue par le client.
La logistique regarde la date confirmée.
L’exploitation célèbre une livraison arrivée dans le créneau.
Le client, lui, constate juste qu’il n’a pas reçu ce qu’il attendait, quand il l’attendait.
L’OTIF semble donc être un KPI simple.

Mais il dépend en réalité de plusieurs questions très concrètes :

Quelle date compte vraiment ?
La date demandée ou la date promise ?
Qu’est-ce qu’une commande complète ?
100 % des lignes ? 100 % des volumes ? Une tolérance est-elle acceptée ?
Que fait-on des reports, des substitutions ou des refus ?

Tant que ces règles ne sont pas claires, deux équipes peuvent afficher un bon OTIF… tout en parlant de réalités différentes.

Le problème n’est donc pas seulement de livrer à l’heure.
C’est de s’assurer que tout le monde met la même chose derrière “à l’heure” et “au complet”. Parce qu’un OTIF flatteur peut rassurer un tableau de bord.

Mais il ne trompe jamais longtemps le client.

Rejoindre la newsletter supply chain de référence.

Chaque dimanche : analyse claire, actualités et décryptage terrain.
Super ! Vérifiez votre boîte de réception et cliquez sur le lien pour confirmer votre abonnement.
Erreur ! Veuillez saisir une adresse e-mail valide !